Une nuit pas comme les autres

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Re: Une nuit pas comme les autres

Message par Paul le Jeu 13 Sep - 6:19

Large sourire du jeune homme.
Il avait une mission, il devait la mener à bien et malgré tout, il appréhendait chaque moment, parce qu'il ne savait pas si elle accepterait.


Permettez... ?

Joignant le geste à la parole, il lui prit la main et l'entraina vers l'amoncellement de coussins, tissus, peaux. S'accroupissant, il la regarda pour qu'elle s'assoit sur le tas qui, à bien y regarder, formait une couche, pas tout à fait horizontale, mais extrêmement confortable.
Attendant qu'elle s'installe, il prit alors son poignet et y enroula un tissu de soie, puis fit de même à l'autre.
Il brisa le silence sur le ton de la confidence.


Ce que vous avez pris va vous plonger dans un état second. Ne luttez pas, laissez vous envahir. Vous ne risquez rien avec moi.

Levant les yeux, il lui sourit confiant, puis il approcha l'un de ses poignets au mur de bois derrière la couche et entreprit de l'attacher avec un lien de cuir, lui imposant d'écarter le bras, sans non plus l'étirer. Juste l'entraver en somme.

Paul

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Re: Une nuit pas comme les autres

Message par Maelia D'Vlaanderen le Jeu 13 Sep - 6:34

Elle regarda le tas de coussin n'ayant qu'une envie en voyant ça : s'y vautrée dedans. Elle sourit à l'idée mais s'y installa comme il faut et se laissa guider l'écoutant et buvant ses paroles. 
Elle ferma les yeux un instant et avala le truc qu'elle avait dans la bouche en grimaçant un peu quand même. 
Il se faisait calme détendu. Il connaissait par cœur ce qu'elle lui avait sûrement dit d'exécuter. 
Mains liées elle ne bougea pas se détendant même. 
Sûrement l'effet de ce qu'elle avait mangé. 
Elle ferma les yeux le laissant l'attacher. 
Un vertige passa.. Elle ouvrit les yeux en frissonnant puis le regarda
 

Tu restes avec moi hein!!  

Ses yeux se fermèrent de nouveau laissant passer un autre vertige qu'elle arrivait encore à contrôler.
Mais jusqu'à quand?
 

Maelia D'Vlaanderen

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Re: Une nuit pas comme les autres

Message par Paul le Jeu 13 Sep - 6:54

Il sourit en voyant qu'elle se laissait faire.
Il lui lia donc un poignet, puis le second. Bras en croix, tel un messie sur lit de peaux et coussins, voilà la rousse étalée et... offerte ?

Il se leva et balança à nouveau de l'eau odorante dans le feu, accentuant le coté vaporeux de la cabane. Monde à part, temps en suspend, il resta un long moment immobile, fixant les flammes qui dansent.
Puis lentement, il retira son haut, se retrouvant torse nu. S'accroupissant, il se déchaussa et lentement, délia les brais qu'il portait.
Sans aucune pudeur, nu comme à sa naissance, il alla ranger ses affaires dans un coin de la pièce. De lourdes gouttes de sueur perlant déjà sur sa peau, il prit une flasque d'huile et s'enduit entièrement le corps, de la tête aux pieds.
Gestes lents, gestes minutieux, gestes apparemment déjà répétés et connus.
Il faisait face à la rousse et parfois leur regards se croisèrent.
Juste un léger sourire attendrie s'imprima sur les lèvres du jeune garçon, rien de plus.
Complétement enduit d'huile, il prit un pot de terre noir et dessina des marques sur son corps d'adolescent.
Ci-fait, il posa ce qu'il avait en main et resta un long moment immobile, fixant la rousse couchée et entravée devant lui.

Paul

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Re: Une nuit pas comme les autres

Message par Maelia D'Vlaanderen le Jeu 13 Sep - 7:46

La chaleur remplissait la pièce et la Rousse aussi avait chaud. 
Sa respiration se faisait plus lente et saccadée. 
Elle ne voyait pas forcément ce qu'il faisait apercevant seulement quelques ombres.
Ses yeux se brouillaient parfois. Elle clignait alors des yeux et quand elle les rouvrit il était près d'elle. 
Elle capta qu'il avait enlevé ses vêtements. Il était en train de s'enduire de quelques choses.
 

Dis c'est normal que je ne puisse pas réagir la?  

Elle essaya de s'enlever les liens un instant puis se calma ayant très chaud à force de se tortiller. Son regard se porta à nouveau sur lui

Tu vas faire quoi?  

Elle serra, desserra ses jambes ondulant son corps sur la couche machinalement en fermant les yeux prise à nouveau d'un vertige mais elle se sentait bien. 

Elle le regarda encore se mordant la lèvre.
 
 

Maelia D'Vlaanderen

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Re: Une nuit pas comme les autres

Message par Paul le Jeu 13 Sep - 8:03

Du haut de son corps d'adolescent, nu où la sueur se mêlait à l'huile, il la regarde. Ambiance étrange d'un antre monde qui se déchire, s'ouvre et où toute chose est permise.
Il s'approcha, se mit à genoux à coté d'elle, ses yeux ancrés aux siens. Et ce souvenir de ce jour d'anoblissement où ils s'étaient percutés, où ses mains s'étaient posées là, là, si proche, si disponible. A porté de doigts, à porté d'envie.
L'humain devient animal quand la passion s'enflamme.
L'humain redevient lui-même.

Alors sa main ne se pose pas sur ce corps aux milles possibles, mais elle le redessine jusqu'à ses hanches. Là, ses main attrapent le tissu et le déchirent violemment, découvrant, dénudant ce que tout homme désire.
Ne quittant pas ses yeux, le jeune homme devenu adulte, se penche vers son visage et effleure sa joue de la sienne.
Animal, le voilà devenu animal.

Se redressant, il se leva, morceau de tissu blanc dans la main, il s'entoura avec le bassin, prit un lien de cuir et s'en fit une ceinture. Et le voilà devenu gladiateur romain.

Ne quittant pas la rousse des yeux, il prit dans un coin de la pièce le même genre de masque que sa maitresse a posé sur la tête de Guillaume.
Animal, le voilà devenu cerf, le voilà devenu puissance, le voilà devenu obstacle.

Ses yeux à travers les deux trous du masque détaillèrent une dernière fois le corps offert. Il sait ce que signifie ce rituel. Il est autant initiatique pour lui que pour Guillaume. Il sait que s'il gagne il pourra disposer de ce qu'il désir.
Mais le veut-il vraiment en fait ?

Dernier regard à celle qui attendra là l'issu d'un combat qui se mènera, il sorti de la cabane de bois et attendit celui qui allait lui faire face.

Paul

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Re: Une nuit pas comme les autres

Message par Guilllaume le Jeu 13 Sep - 8:23

Si elle avait voulu le faire flipper, elle n’aurait pas trouvé mieux. Mais, sa Marraine, c’est sa Marraine et c’est une entière confiance qu’il avait en elle. Quand elle lui fila la boulette, c’est son estomac qui parla et il l’avala sans hésitation. Il écouta la suite avec attention, se demandant dans quel état allait le mettre cette ambiance.
Des états seconds, il en avait déjà connu. Fumer le chanvre n’aidait pas tous les jours à rester lucide. Comme cette fois où il avait communiqué avec Marine alors qu’elle était inconsciente, à des lieux de lui, elle en Touraine, lui dans la Manche …


Quel genre d’état ?

Il la laissa faire, se laissant tripoter de la tête aux pieds avant qu’elle n’enchaine sur la nature même de l’état qu’allait subir le vagabond. Redevenir animal … lui, un animal .. Un homme, seulement un homme. Elle finissait de l’enduire et elle qui avait osé lui dire qu’il avait les cheveux gominés. Sa pensée le fit sourire largement. Il l’écouta encore pendant qu’elle lui faisait des dessins sur le corps et qu’elle l’habillait .. On était loin de la veste pour éviter la goutte au nez, mais bon, c’était ainsi, le rite de passage. Rien qui n’aille contre ses convictions. Pour sûr que ce soir, il ne se signera pas en entrant dans une cathédrale.

Devenir ton Dieu .. est-ce humainement possible ?
Chasser ....


Surement l’effet des vapeurs qui le faisait sourire à cette idée, un retour aux sources, comme quand il était encore un vagabond, un vrai. Hésitant entre ce qu'il était et ce qu'il est devenu, parfois .. il avait des relents d'actualité, de celui qui gère sans vraiment le vouloir.

Surmonter mes peurs .. nous verrons ! Et pour ce qui est de ce que je suis … Nul ne le sait … J’espère juste rentrer à temps !

Elle lui posa le masque sur la tête, enfin, un casque plutôt, il se sentit chasseur. Un sourire à la brune, un de ces sourires d’envie et de plaisir. Un sourire qui le ramène à sa vie d’avant.

Je vais chasser !! On se retrouve après !!

Et il fila, se souvenant du chemin emprunté à l’allé. Au début, sa démarche n’était instable, et puis, s’appuyant sur la roche, il se redressa une fois pour toute et se précipita dehors, humant l’air frais extérieur, retenant le frisson dû au choc thermique. Un chemin tracé s’offre à lui, il suffit d’avancer en ligne droite. Mais quel chasseur suit les chemins ? A moins qu’il n’y ai des traces animales sur ce chemin. Presque à quatre pattes, scrutant le sol de la faible clarté offerte par la lune, celle des torches l’éblouissait presque, Gui s’élança sur le chemin, grimaçant parfois d’avoir les pieds qui s’étaient habitués à porter des bottes de luxe.

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Re: Une nuit pas comme les autres

Message par Karyaan le Jeu 13 Sep - 8:46

Et la fraicheur de la nuit glace au premier souffle.
Mais la pâte brune avalée fait palpiter le cœur, fait s'accélérer le sang.
L'adrénaline commence à affluer, et tout commence à devenir sensation.
Le chemin tracé semble partir en vrille, comme devenant labyrinthique.
Un choix, des choix.
Et des hallucinations commencent à apparaitre. Des voix, des murmures, comme si les arbres chuchotaient.

Et l'homme à la canne, à la pipe.
Et le comte redevient vagabond, régressant encore vers l'animal.
Et comment est un animal qui n'est pas dans son élément ?

Les peurs, les peurs intimes arrivent par vagues, par flash, par hallucinations, comme des mirages dans un désert.
Maltraitant sans répit l'esprit encore un peu humain qui erre dans la forêt.

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Re: Une nuit pas comme les autres

Message par Maelia D'Vlaanderen le Jeu 13 Sep - 9:43

Elle ne se posa même pas la question quand il se mit à genoux à côté d'elle. Sûrement le truc qu'elle avait mangé. Elle avait chaud et sentait des gouttes de sueur sur son front. 
Elle le regardait posant ses yeux sur son corps. Revenant les fixés aux siens alors qu'il la fit frissonner quand il passa sa main sur son corps jusqu'à ses hanches.  
Elle se cambra fermant les yeux pensant subitement à son brun. 
Elle ne rouvrit pas les yeux voulant rester avec lui. 
Elle ne pouvait bouger encore. Juste ses jambes qui caressaient les coussins les pliant et les dépliant au fur et à mesure qu'il la dessinait. 
Un soupire s'échappa de ses lèvres et elle ouvrit les yeux revenant légèrement à une certaine réalité quand elle se retrouva robe arrachée. Elle frissonna ne le repoussant pas. 
Elle rêvait qu'il soit là son brun alors tout ce qui pouvait lui laisser penser l'inverse, elle le chassa de son esprit. 
Un vertige qui passe encore et cette joue qui touche la sienne. Envie de tourner la tête pour poser ses lèvres sur les siennes mais le peu de lucidité qui lui reste encore , l'en empêche. Mais pour combien de temps? 

La Rousse le regarda se préparer ne comprenant pas vraiment ce qu'il faisait puis moment de panique quand il pose son regard une dernière fois sur elle la détaillant avec envie.
 

Ne me laisse pas. Où vas-tu?  

Il devait être déjà bien loin. 
La voila seule. Attachée. Liée. Elle a chaud très chaud et sa tete tourne de plus en plus. 
Elle voyait son brun quand elle fermait les yeux mais elle le voyait maintenant les yeux ouverts, rivés au plafond de la cabane. 
Elle le voyait courir. 
Son corps se contracta parcouru ensuite d'un frisson.
 

Mon ange... Reviens... Paul ...ne me laisse pas seule  

Maelia D'Vlaanderen

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Re: Une nuit pas comme les autres

Message par Paul le Jeu 13 Sep - 10:20

Debout, à quelques pas de l'entrée de la cabane.
Immobile sous la lune presque noire, sous le ciel étoilé agrémenté de nuages chargés.
Debout à fixer cette forêt noire, où les torches dansent aux rythmes des murmures du vent.

Il attend, il a froid.
Il n'a pas pris de pâte brune, il est un obstacle, pas l'un de ceux qui doivent se battre.
Il a déjà passé ce rituel, il y avait quelques mois à peine.
Un parcours violent, un parcours intense où en quelques heures il avait plus surement muri qu'en plusieurs années de vie.
Il se souvient de tout, même s'il avait l'esprit embrumé par cette pâte. Et au bout, de ses peurs, de ses tentations, au bout, l'obstacle qui lui avait fait face.
Beaucoup de choses étaient alors passées dans sa tête. Pourquoi il était là, pourquoi subissait-il tout ça ? Est-ce que ça en valait la peine, est-ce que d'aller plus loin c'était vraiment lui ou ce qu'elle voulait elle ?

Et c'est devant cet obstacle qu'il avait compris qui il était vraiment et pourquoi il était là.

Elle lui avait dit qu'il aurait d'autres passages, et qu'il devrait encaisser, apprendre, comprendre.
Cette nuit là, s'en était un autre.
Il était cette fois-ci l'obstacle d'un autre. Elle ne lui avait donné aucune instruction si ce n'est de faire, d'agir comme lui dictait son cœur, son intuition, son instinct animal.

Et pour l'instant son instinct était que non, il ne le laisserait pas passer.

Dans la cabane, la pâte fait de plus en plus son effet, plus les vapeurs de l'eau, la chaleur humide, poisseuse, délicieuse. Des hallucinations, des envies, des peurs, des tentations.
Liée, entravée, à la merci de qui, de quoi, soumise ou piège ?
Esclave de désire ou mante religieuse ?
A un seul ?
Ou à celui qui passe ?

Paul

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Re: Une nuit pas comme les autres

Message par Guilllaume le Jeu 13 Sep - 11:24

Voilà quelques minutes qu’il a quitté la grotte. Il ne sent ni le froid, ni la brise qui souffle cette nuit là. Et plus il avance et plus les lumières des torches l’éblouissent.

Le brun cligne des yeux et, il ne voit plus que du blanc, lumière blanche du soleil qui lui tape la rétine, il chute à terre. Il entend la voix de son père qui vient le réveiller ce jour là. Au milieu de la journée, après une nuit de violence. Violence psychologique du père qui l’abandonne, violence physique du noble qui ne veut pas de lui pour sa fille.


Guillaume ! Guillaume !! Lèves toi, tu as bien assez dormi ! Tes affaires son prêtes .. Dehors maintenant !

Retour en enfance, de ce jour où on l’a jeté de la maison à cause d’un amour impossible. 15 ans, une amourette de passage qui a presque valu les terres familiales. Le brun ferme les yeux une seconde, il ne veut pas revivre ça, il ne veut pas se rappeler, il est mort et aujourd’hui, il porte son nom.
Une pensée pour cette jolie noble dont il est amoureux, puis il ouvre les paupières brusquement.


Mae’ !

La nuit, l’odeur … Il se remet en chasse, le cœur battant trop fort pour celui qui traque une proie. Il faut se détendre, il faut se calmer, faire corps avec la nature, se fondre en elle. Mais il ne peut pas, son cœur qui bat à se décrocher de sa poitrine l’en empêche.

Une envie d’herbe l’assaillit, envie de fumer cette pipe qui l’accompagne depuis plus d’une décennie. De nouveau, il ferme les yeux et c’est une claque qu’il prend, enfin, un crochet du droit, en pleine mâchoire. Il n’a que 16 ans …
Un nouveau coup qu’il prend au foie, le poing gauche cette fois. Mais il ne sait si c’est un homme qui le frappe ou si c’est cet arbre qui le retient. Un coup de vent et la branche céde, venant percuter son abdomen.


2 écus sur le minable !
25 sur le balèze ! Imbattable ! Tu vas encore te ruiner Albert !


Mais il se défend, il n’a plus un sou en poche, il est en pays inconnu. Ce qu’il sait, le vagabond, c’est qu’il doit gagner son argent. Et pour le gagner, il doit achever l’autre, il doit mettre une raclée au balèze. Et la parieur, qui fume la pipe, qui le contre, qui a la même voix que son père.
Alors, il se concentre. Il est maigre, il est faible, mais il sait se servir de ça et du peu de neurones qu’il lui reste. Sa mâchoire le tiraille, mais il encaisse, il encaisse toujours, pour mieux riposter et le vagabond porta le premier coup, encaissant les retours, second coup et ainsi de suite.
A la fin du combat, il se souvient, revenant vaguement dans le monde actuel, qu’il a prit son argent et la pipe de l’autre, pourquoi faire ? Puisse l’objet se revendre assez pour manger. Et il fume la pipe qu’elle lui a offerte, assouvissant son besoin, son envie …


Mae’ !

Il se relève de son combat avec l’arbre, il est essoufflé le brun, il ne sait pas pourquoi, il n’a pas bougé. Coincé contre cet arbre qui s’est mit en travers de son chemin. Il ne voulait pas suivre la voie tracé, il a voulu couper, gagner du temps. Il s’est retrouvé coincé.
Il se retient de fermer les yeux .. il ne veut pas retourner dans le passé. Il la veut elle ! Il la veut avec lui, contre lui, il entrouvre les lèvres, s’arrêtant dans sa marche et ferme les yeux, trop tard, il est reparti …


Nooooooooooooooooooooooooooooooooooon !!

Le vagabond est de retour en France, il à 22 ans … Il a sa pipe dans la poche et il s’apprête à commettre un méfait. C’est une grande ville, ce n’est pas la Capitale, certes, mais c’est une grande ville, un grand château, des nobles à foison qui se promènent, la bourse pleine pendant à la ceinture. Il est avec Fanny, ils flirtent, mais ce n’est que pas intérêt. Il est grand, fin et beau parleur, elle est petite, habile et agile. C’est un jeu d’enfant que de détrousser les passants. Mais ce jour là, elle ne se sent pas bien, elle trébuche et se fait prendre. Elle se tait, ne dit rien, le soir, elle perd sa dignité. Le lendemain matin, elle perd ses mains. Et lui, il ne dit rien .. Il s’est tût aussi, la laissant prendre pour deux … Le couperet tombe et il crie à plein poumon sur la place publique, la forêt peut en témoigner. Il tombe à genou, il ne peut rien faire, il aurait voulu la défendre, la protéger.
Alors, le cœur battant, les mains tremblantes, il se relève et il reprend sa route, suivant les torches, il doit la défendre, la protéger.


Mae’ !

Il regarde ses mains. Elles tremblent, le froid qu’il ne ressent pas, l’effet de la pâte ingérée, les vapeurs inhalées … Il ne sait pas, il doute … Il doute de tout, de ses capacités à venir à bout de cette épreuve, de ses choix passés, de son futur. Il veut être un bon père, il ne les abandonnera pas, il se battra à mort pour les sauvegarder.

Tous !
Elle !
Sa famille !
Ceux qu’il aime ..

Il se passe la main sur le visage, sentant les picotements de son esprit endolori, comme s’il était là sans l’être. Comme nauséeux … Et lorsque sa main libère ses émeraudes, son démon du moment est là, il a prit forme dans la pénombre. Elle aussi est là, trouble, mitigée, on la distingue mal, elle n’est que la moitié d’elle. Et le démon l’aspire, l’englobe, s’enroule autour d’elle. Et il laisse faire, il ne frappe pas, il sait qu’elle l’aime, il est impuissant et il regarde faire, il le regarde la dévorer et petit à petit, elle se consume en lui. Il ne peut rien faire. Il est là, debout, l’œil vitreux, le regard vide et une larme coule quand son cœur se serre, s’entortille et lui arrache un nouveau cri de douleur. Instinctivement, il se tient la poitrine, il veut calmer ses émotions. Il faut les calmer ..

Alors, il avance, droit sur sa cible, il va frapper, fort et au bon endroit, mais il ne veut pas la blesser, il ne peut pas. Il l’aime elle aussi .. Elles sont trois, il en a perdu une … Il laisse le démon partir, mais il reviendra. Il sait qu’il se nourrit sur son terrain, qu’il veut la deuxième, mais il ne l’aura pas. Le chasseur veille, la bête n’attaquera pas, pas maintenant. Et son cœur se serre en pensant à la troisième. Le doute s’efface, il la veut !


Mae’ !

Et une ombre lui indique le chemin, il doit suivre la voie, tracée en surface, mais qu’il doit encore creuser pour former un sillon net. Il suit son propre chemin, prédéfini, mais soumis au changement, en fonction de ses choix, en fonction des ce qu’il a déjà vécu.
Il s’arrête alors, il renifle, il la sent … Elle est là, l’objet de son désir, sa volonté première. Il la veut, pour tout. Un murmure le traverse, ondulant doucement dans son esprit : ‘Ensemble et Toujours !’, il s’adoucit, elle l’apaise. Il ferme les yeux et pas de flash cette fois, seulement le présent.

Il se redresse encore, son cœur la sent, mais son flaire sent autre chose, plus agressif, plus bestial. Le brun se tapit dans l’ombre. Ses démons l’ont rattrapé … Maintenant, il faut les affronter, il doit la garder prêt de lui, veiller sur elle.

Guilllaume

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Re: Une nuit pas comme les autres

Message par Maelia D'Vlaanderen le Jeu 13 Sep - 22:07

Elle fut soudain prise de tremblement qu'elle ne pouvait contrôler cette fois.
Ses yeux fermés oscillaient voulant rester ouverts mais une force les en empêchaient.
Elle se bat un moment essayant de se tourner mais avec les poings liés au dessus de sa tête tout lui était impossible.
Et puis, le calme. Cet état dans lequel vous avez l'impression de partir ailleurs. Cette impression de vous laisser aller au gré de vos envies. Ou de vos tentations. Ou de vos peurs.
Les souvenirs reviennent petit à petit. On les vit comme si on y était.

Elle est au bord de l'eau. Habillée de aillons tout déchirés.
Rien autour. Que le soleil qui tape sur son corps à moitié dénudé.
Dunkerque. Son arrivée. Elle n'en avait que très rarement parler.
La peur d'être rejetée.

Une seconde après avoir cligner des yeux, elle est à Laval. Dans sa maison Route du Lavoir. Elle est assise dans son jardin.
Son fiancé n'est pas là, son ombre vagabonde dans son ailleurs.
Elle regarde passer ces hommes, ne résistant que rarement à la tentation.
Elle en revoit certains dans cette étrange retour dans son passé.
Elle s'agite sur les coussins, se tortillant. Les gouttes de sueurs perlent sur son visage.
Les premiers : elle ne s'en souvient pas. Elle ne revoit que ceux qui l'ont marqué, dans l'ordre : moins important, plus important.
Max, passion éclaire qui avait failli finir par un mariage, elle fronce les sourcils voyant une blonde à ses cotés qui le couve.
Elle voit aussi un roux, et sa brune.
Et puis Ice, avec qui elle serait partie s'il avait insisté. Elle s'agite de plus en plus en le revoyant, résistante,


Battements de cils et la voilà au bord d'une rivière et le corps d'un brun qui sort de l'eau.
Elle ne reconnait pas son visage tout de suite mais elle sursaute tentant une nouvelle fois de se retourner sur la couche.
Et puis cette ombre qu'elle peut à présent reconnaitre. Frisson, elle se cambre, se mord la lèvre, résistante, pas longtemps.
Cette passion dévorante qui refait surface au moment où elle le voit enfin, comme s'il était là prés d'elle.
Elle aimerait le toucher, le prendre dans ses bras, l'embrasser, le caresser.
Dans son hallucination, elle arrive à se redresser et tendant ses mains vers l'avant pour le toucher, un obstacle se met entre eux.
Leurs mains se touchent presque, elle aimerait briser cette vitre qui se dresse entre eux.

Soudain, une feuille vient effleurer son visage. Elle ouvre les yeux transpirante laissant Shiste repartir et referme les yeux pour attraper cette feuille qu'elle pourrait reconnaitre entre mille.

Celle feuille qui lui fait revivre des moments de sa vie avant cette soirée. Un cheval, le sien, puis l'interieur d'un appartement plongé dans la pénombre, seulement éclairé par quelques bougies, des étoiles au plafond, une canne, une pipe, un livre. En s'approchant on peut voir que c'est le livre des vertus.
Mais lui, lui il n'est pas là..

Elle s'agite un peu plus encore, sa tête allant de droite à gauche.
C'est lui qu'elle veut et plus un autre.

Pourtant elle replonge.
Elle les voit dans le fond, elle les voit approcher doucement vers elle, assise sur leur canapé.
Elle n'a pas peur. Ils n'ont jamais été méchant avec elle.
Ils sont de plus en plus proches. Elle ne peut pas bouger.
Ils posent leur main sur son corps. Une sur sa jambe, une sur son ventre et une sur son visage.
Elle ferme les yeux comme pour ne rien sentir.
Elle frissonne malgré elle. Elle sent leur souffle sur sa peau et une main qui relève sa robe. Elle résiste gardant les yeux fermés pour ne pas les voir.
Peut être devrait elle les ouvrir pour justement qu'ils partent et qu'elle revienne à la réalité?
Mais elle ne peut pas à cause de ce truc là.
Alors elle lutte et entend une voix au loin.. SA voix.. Reconnaissable parmi tant d'autres. Elle ne sent plus les mains sur elle, elle ne sent plus leur bouche se baladant sur elle.

Elle ouvrit enfin les yeux et se cambra sur les coussins, puis plus rien, comme endormie, paisible, sereine, toujours les poings liés au dessus de sa tête et lui murmure :
"Ensemble et Toujours!"

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Re: Une nuit pas comme les autres

Message par Guilllaume le Sam 15 Sep - 2:04

Il inspire, il expire.

Il sent la menace qui plane au dessus de lui. Et il l’entend comme un souffle et il sait qu’il est proche.
Il est accroupit dans le taillis, presque allongé. Et il l’entend elle, comme un souffle, ensemble et toujours.
Il ne pense qu’à elle, il ne sait pas pourquoi, il y a du monde qui compte pour lui, mais là, c’est elle qui obnubile ses pensées.

Il regarde dans la pénombre et il voit son adversaire, il le sent surtout, il fait nuit, mais il a l’impression que ses sens sont décuplés. Il sait qu’il est là pour le contrer pour l’empêcher d’atteindre … sa proie.

Voilà pourquoi il pense à elle sans cesse, parce qu’il est son objectif, celle qu’il cherche depuis la sortie de la grotte. Il essaye de faire un pas en avant, mais les effets de la drogue parfois s’estompent et il étouffe un cri de douleur, une épine qui se plante dans son pied.
Il ferme les yeux pour laisser passer la douleur, il ne va pas s’arrêter à ça .. Non, pas maintenant.

Il scrute son adversaire, il est comme lui, il n’a pas d’armes, il a des cornes. Mais, il ne va pas charger le brun, ils font presque la même taille, presque la même corpulence, quoique le vagabond soit légèrement avantagé dans les deux caractéristiques. Ce qu’il ne sait pas, c’est qu’il a mangé la pâte. Pas le jeune prétendant qui se trouve face à lui.

Alors, il réfléchit à la stratégie à adopter, il la veut, il l’aura, quoi qu’il lui en coute. Mais il faut vaincre, vaincre ce qui le hante, vaincre ce qui fait qu’il est là.

Et il inspire, il expire.

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Re: Une nuit pas comme les autres

Message par Paul le Dim 16 Sep - 6:57

Il n'a pas prit de pâte, mais il est différent de tout autre être qui arpente ces forêts. Car en effet, il la connait, il sait l'écouter, il sait comment comprendre ses murmures. Et elle lui parle. Les arbres chuchotent, les arbres fredonnent. Vent dans leurs branches, odeur différente, les petites bêtes se sont tues. Une présence dans l'ombre.

Il est l'obstacle.
Il n'a que treize ans, mais il est déjà fort. Rodé à la vie de la nature, il y passe le plus clair de son temps. Il sait qu'il va faire face à un adulte et que tout ne se jouera pas à la force physique mais bien à la volonté.
A celui qui cédera le premier, à celui qui acceptera de laisser à l'autre cette proie qu'ils désirent tous les deux.
La désire-t-il vraiment...?

Faisant craquer sa nuque, serrant les poings, il évacue cette question au font de son esprit. Se campant sur ses pieds, il le sent celui qui va se présenter devant lui bientôt.
Elle lui a dit de ne pas le laisser passer. Elle lui a dit de lui barrer la route. Elle lui a dit de ne céder que pour une bonne raison.
Il sait qui sera sous le masque, mais cette nuit, il n'y a plus d'identité.
Cette nuit, ils sont devenus des animaux.

Pliant les genoux, prêt à recevoir l'assaut, ses yeux noisettes plantés vers la présence qui se planque.
S'il la veut, il va devoir prouver qu'il donnera plus que sa vie.
La veut-il vraiment lui aussi ?
Pense-t-il sincèrement qu'elle est la femme de sa vie ?
Son autre, son complétement, son alter ego ?
Cette nuit lui fera répondre à ces questions.
Un doute... un seul doute suffira pour en faire naitre d'autres.
Et faire face à cet obstacle bien pire que ce jeune homme.

Faire face à soi-même... être sur de son choix, être sur de ses désirs.
Voilà pourquoi ils sont habillés de la même manière. Qu'ils portent les même masque, les même dessins sur la peau.
Ils ne sont plus qu'un... l'un face à l'autre... reflet de leurs âmes pour comprendre et savoir si vraiment ils sont certains de leur devenir.

Serrant les poings, il se mit alors à hurler, tendu par la rage d'en découdre.


Allez viens
Viens si tu la veux
Va-t-en si tu doutes, viens m'affronter, viens t'affronter !!!!

Paul

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Re: Une nuit pas comme les autres

Message par Maelia D'Vlaanderen le Dim 16 Sep - 9:01


À moitié nue sur la couche. À moitié encore sous les effets de la pâte, elle avait du mal à lutter contre ses émotions. Contre ses sensations. Contre ses envies. Elle ferma alors les yeux. 
Elle se retrouva de nouveau dans leur appartement, au Mans. Allongée sur le canapé devant le feu de cheminée qui crépitait, elle était entourée d'homme. Pas ceux qu'elle avait connu. Mais bien des inconnus. 
Elle se rendit compte qu'elle était enfermée dans une boite. Elle suffoqua alors voulant ouvrir les yeux pour revenir à la réalité et prendre sa respiration. 
Des mains arrivées à la toucher. Elle se tortillait dans tous les sens pour ne pas les sentir. Comment pouvait-t-on la toucher alors qu'elle était enfermée dans ce caisson? Des trous. Il y avait des trous ici et la. 

Elle ouvrir les yeux. Elle transpirait encore. Elle lutta encore plus cette fois. 
Des bruits dehors. Une voix. Celle de Paul. 
Elle ne comprend pas ce qu'il dit. Que fait-il? Pourquoi crie-t-il? Est-il en danger? 

Ses yeux se fermèrent à nouveau. 


Nooonnn ne me touchez pas!!! Rentrez chez vous!!! Je ne vous veux pas!!! C'est fini tout ça!! Et ne lui faites pas de mal il a rien fait lui.  

Bon ouai elle mélangeait tout la Rousse. Ses yeux s'ouvrirent à nouveau. Le souffle coupé. Elle inspirait et expirait rapidement pour reprendre sa respiration.  

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Re: Une nuit pas comme les autres

Message par Guilllaume le Dim 16 Sep - 9:52

Allez viens
Viens si tu la veux
Va-t-en si tu doutes, viens m'affronter, viens t'affronter !!!!


Les mots résonnent dans sa tête. Il se prépare à attaquer.
Il a l’avantage de la force, mais l’autre, il a l’air de le sentir aussi. Le brun sursaute lorsqu’il l’entend l’appeler, cette fois, il n’y a plus de doutes, il va devoir l’affronter pour la rejoindre.
Comment il a sut qu’elle était là ? C’est son instinct qui le guidait .. Il savait que la rousse était là et qu’elle avait besoin de lui.

Le brun regarde autour de lui, il va se servir de ses sens pour affronter la situation. Il n’a qu’un seul objectif, la rejoindre, rester avec elle. Alors, un murmure s’échappa de ses lèvres.


J’arrive, prépare toi, j’arrive …

Et c’est là qu’il l’entend elle, sa voix est tremblante, elle ne va pas bien, elle a besoin d’aide.

Mae' ..

Il arrive.
Le vagabond n’est pas friand des combats, encore moins du corps à corps. Il doit être un des rares à ne jamais porter l’épée. Il lui faut réfléchir à une stratégie, son adversaire doit être déjà prêt.

Ils portent des cornes, mais le brun ne sait pas se servir de sa tête de cette manière, il lui faudra esquiver et parer au cas ou, mais lui n’attaquera pas avec. Et puis son côté parleur refait surface, peut-être qu’il peu éviter le combat, seulement parler. Alors, il sort de la forêt et s’avance, la démarche sûre, tout en restant prudent. Il n’en a senti qu’un, mais peut-être qu’il est défaillant, qu’il y en a d’autre. Mais, c’est lui-même qu’il doit affronter, et pour ça, il est seul.

Il en est convaincu pour l’instant, il la veut.

Sa voix, grave naturellement, avait changé de ton, juste un peu, mais assez pour donner l’impression de résonner sur les troncs des arbres, pour se répandre au loin.


Laisse moi passer, elle est à moi … Elle a besoin de moi et toi, tu n’es pas capable de la protéger comme il se doit, tu ne sais pas !

Bien campé sur ses pieds, le brun fixa la cible, celui qui lui ressemblait presque. Il reste prudent, prêt à parer n’importe quoi et de tous les côtés. L’habitude d’être très réactif cumulé aux effets des vapeurs et de ce qu’il a ingéré, il se sent tout puissant, capable de tout contrer et d’avancer droit devant.

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Re: Une nuit pas comme les autres

Message par Paul le Dim 16 Sep - 10:09

Le voilà qui arrive. Ses poings se ferment, ses genoux se plient d'avantage. Animal, il doit être animal. Ne plus parler, ni plus réfléchir, ne plus intellectualiser. Juste faire parler l'instinct car il n'y a que dans l'instinct que les vérités se révèlent telles qu'elles sont vraiment.

Il entendit la Rousse hurler derrière lui, ce qui lui donne une bouffée d'adrénaline. Enragé, il va le faire taire ce beau parleur qui n'est capable de prouver sa valeur qu'avec des mots.
A peine eut-il eu le temps de finir sa phrase que voilà le jeune homme qui lui fonce dessus. Il ne se servira pas des cornes fragiles de son masque. Mais plutôt de ses poings, de son épaule pour lui rentrer dedans. Pour lui faire ravaler ses paroles, pour qu'il se taise, pour qu'il l'a ferme et qu'il soit !
Qu'il soit par les gestes, par le choix de ses actes, par la violence de ses besoins et envies.
Il lui fonce dessus pour le percuter et qu'enfin il redevienne animal.
Ne plus paraitre, ne plus faire comme si, ne plus se servir de son esprit, mais de ses tripes, de son cœur, de sa rage.

Il fonce le garçon, épaule droite en avant. Et s'il le percute, s'il le fait tomber, il lui sautera dessus pour le prendre à la gorge et le secouer. Hurlant qu'elle est à lui et qu'il sait rien, que ce n'est pas avec des mots qu'on protège mais avec son cœur, son âme, avec la passion de toute une vie.
Et que lui, pour l'instant, il était aussi fade et insipide qu'un pétoncle séchant sur la grève.

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Re: Une nuit pas comme les autres

Message par Maelia D'Vlaanderen le Dim 16 Sep - 10:22

Elle a les yeux ouverts, bien ouverts.
Elle arrive à entendre dehors. Il y a de plus en plus d'agitation.
Elle aussi est agitée.
Les murs de la cabane disparaissent et elle voit alors deux silhouettes, vêtues de la même façon.
Elle ne les reconnait pas.
Elle pensait être revenue à la réalité mais non, , ses yeux se ferment à nouveau.
Elle se voit attachée à .. à elle ne sait pas quoi, à la verticale, devant les deux ..choses qui se battent devant ses yeux.
Enfin, elle les entend mieux et elle les reconnait.
C'est lui, celui pour qui elle résiste depuis maintenant un an. Celui pour qui son cœur ne bat que pour lui. Celui en qui elle est fidèle. Celui à qui elle donnerait sa vie, à qui elle va donner son cœur demain.

Mais pourquoi Paul se bat-il contre lui?
Oui parce que c'est bien Paul.
C'est lui qu'elle a entendu crier toute à l'heure. elle pensait qu'on lui faisait mal.
Pourquoi contre son brun?

Ses mots se bousculent dans sa tête et elle comprend enfin.
Ils se battent pour elle.
Elle n'arrive pas à parler, leur dire qu'elle est là, qu'elle les voit.
Foutue pâte..

Elle bouge elle gesticule mais rien n'y fait.
Et des larmes coulent sur son visage et roulent sur sa joue.

Elle se trouve à présent au dessus d'eux, toujours attachée et une larme tombe lentement sur celui qui est à terre..

Elle ouvre les yeux, la cabane, la couche, les poings liés, elle soupire et hurle :
Je suiiiiis laaaa

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Re: Une nuit pas comme les autres

Message par Guilllaume le Dim 16 Sep - 10:39

Il sourit presque le brun en voyant son adversaire prendre son élan. Mais il n’a plus l’habitude du combat, il n’a plus les reflexes d’autrefois, alors, il se laisse percuter.
Il serre les dents en recevant le choc de l’épaule, son souffle se coupe une seconde, seconde suffisante pour lui brouiller l’esprit. Alors, il ne peut plus penser, ne plus penser qu’il doit penser.

Il s’est revu coller une branlée à un mastodonte et là, il se prend une raclée par plus petit que lui. Et il se souvient de la rage qui l’animait à ce moment là. Il est sur le dos et il encaisse les coups, ça fait mal, et s’il continue, il va la perdre. Mais voilà longtemps qu’il ne s’est pas battu avec autre chose que les mots. Il lui faut le temps que ça revienne, doucement, mais surement, une goute tombe sur son visage, comme un signe qu’il ne connait pas.


Tu ne l’auras pas, elle est à moi !

Il lui faut parler pour accentuer sa conviction, il est certain que quoiqu’il puisse se passer, il vaincra ce soir, parce qu’il a échoué tant de fois et que aujourd’hui, il fait le bon choix. Alors, prenant un dernier coup, le gamin le maintenant à terre, le vagabond se détend et ferme les yeux, il laisse faire son instinct, mais il calcule en même temps, il anticipe la suite. Il passe ses bras entre ceux de son adversaire et il le laisse s’effondrer sur sa poitrine, ajoutant un coup de tête assez puissant pour briser une corne de son casque.

Et puis, il se relève, il étudie rapidement la situation, ce qui se passe autour de lui, ce qu’il y a pour l’aider, pour prendre l’avantage. Et il attend, il attend que l’autre se relève, il sait qu’il est fait pour vivre avec sa belle, qu’il ne cédera pas. Alors, il se positionne face à Paul et il le fixe du regard, il ne l’a pas reconnu non, il ne le fréquente que trop peu pour le reconnaître ce soir, surtout dans cet état.

Et les émeraudes du gascon se posent sur lui.


Vaste illusion que tu te fais … Profite encore de tenir debo….

Et la voilà qui hurle derrière son obstacle, il frissonne de l’entendre hurler ainsi, jamais il ne l’avait entendu aussi impuissante, alors, vagabond et animal, il profite de la diversion pour se ruer sur le garçon et lui assener un coup de la paume dans la mâchoire, ripostant et parant les coups qui viennent ensuite pour retaper une fois du poing dans le diaphragme coupant la respiration de l’adversaire. Il ne manque plus grand-chose pour le mettre à terre et c’est par un coup de jambe dans le genou de Paul qu’il fini son attaque, lui ayant permis d’avancer u peu vers la cabane.

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Re: Une nuit pas comme les autres

Message par Paul le Dim 16 Sep - 10:52

Sur lui, il frappe mais pas pour faire mal, il frappe pour se vider de tout ce qui fait de lui un homme.
Animal, c'est le seul moyen de comprendre qui on est.
L'autre se laisse pratiquement faire et fini par riposter. Reculant, tombant, encaissant. Crachant du sang, un genou à terre. Il s'essuie la mâchoire sans quitter son autre des yeux.

Il l'entend lui aussi, hurler dans sa détresse d'être impuissante face à la folie du monde qui se déchaine.
Ça le boost d'autant plus le garçon. Ça le fait se relever et il saute de nouveau sur son alter égo. Et c'est là qu'il comprend, enchainant les coups, il comprend que ce n'est pas parce qu'il la veut qu'il est là. Ce n'est pas par compétition qu'il a été choisi. Ce n'est pas parce qu'il l'a désiré que la brune l'a mis en face du brun.
Il comprend, il comprend des paroles qui lui revienne en mémoire, il comprend le surnom que le Cercle lui a donné.

Kyorl...

Ce qui veut dire "gardien" dans leur langue. Kyorl, car non, ce n'est pas pour l'avoir elle qu'il est là à faire obstacle. Mais bien pour s'assurer que celui qui la prendra sera celui qui lui faut. Il est là pour révéler l'instinct animal de celui qui devra tout donner pour celle qu'il protège. Car oui, là, il la protège. Il la protège des doutes d'un homme possiblement trop fébrile, ayant pris une décision trop rapide. Il est là pour s'assurer que son choix est bien le bon.
Que son alter ego n'est pas là pour rien et que ce soir, il saura qui il est en lui faisant face.

Il se rend compte de ça alors il recule. Respirant difficilement, le fixant, pliant de nouveau les genoux pour être prêt à toute attaque ou toute défense.
Il ne se positionne plus comme compétiteur, mais comme défenseur de celle qui, derrière lui, mérite un homme, un vrai.


Ferme la, et montre moi ce que tu as dans les braies !
Prouve moi que t'as autre chose qu'une langue et que tu la mérites vraiment.

Allez viens !!!!

Paul

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Re: Une nuit pas comme les autres

Message par Guilllaume le Lun 17 Sep - 7:31

C’est sans un mot que le brun fixa d’un regard noir son adversaire. Mais pour qui il se prenait ? Oser lui demander de prouver qu’il méritait sa Rousse. Il le provoquait, sciemment, et le vagabond ne laisserait pas faire ça une seconde de plus. Oh, qu’il aurait aimé parler pour le faire taire, mais la colère qui montait en lui était plus grande que n’importe quel mot. Le vocabulaire de la rage primait sur celui de la raison.

Il observa les appuis du gamin, il savait qu’il était jeune celui qui était face à lui, jeune et intrépide, il avait senti son poids sur le sien durant le premier assaut.

Il sait le vagabond qu’il en faudra peut pour le déloger de l’entrée de la cabane. Mais il faudra être précis, concis et puissant. Il observe celui qui le taquine, qui joue avec se nerfs et il va le réduire en miettes.

Encore une fois, il se tait et il prépare son attaque. Alors, il plia le genou et d’un appui ferme et décidé, il se lance contre le gamin, usant de sa propre technique pour le déstabiliser, pour l’assommer. Un coup d’épaule dans celle de son obstacle et un coup de poing dans la hanche pour le briser en deux.

Il a la hargne, il ne supporte pas qu’on puisse remettre en cause sa possession. Il la veut, elle est à lui. Pas un enfant qui va l’empêcher d’atteindre sa douce. Il se redresse rapidement, laissant le blondinet groggy et il attaque de nouveau, ne pensant plus à rien qu’à celle qui hurle et qu’il a besoin de voir. Un autre coup de poing dans les flancs, affaiblissant encore le cornu. Puis un autre coup au plexus, il ne retient plus ses mains, il ne retient plus sa rage, il ne cherche pas à causer, juste à le terrasser.

Enfin, le brun prend le bras de l’autre et il lui retourne dans le dos, tirant violemment sur son épaule déjà endolorie. Un coup de pied dans le tibia et le voilà à genou. Il n’est pas fier de lui, juste l’adrénaline qui la poussé à faire ça, le désir de la retrouver elle. Mais, la colère qui est montée en lui ne se tasse pas alors, comme le gamin ne peut pas riposter, le vagabond se met penche un peu, tirant sur son bras encore, juste pour garder la prise. Et il lui murmure à l’oreille.


Elle est mienne … Que l’Enfer de la Lune te consume pour avoir osé affirmer le contraire.

Guilllaume

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Re: Une nuit pas comme les autres

Message par Paul le Lun 17 Sep - 8:04

Il encaisse, surpris ou si peu. Il est un obstacle, un gardien, pas un concurrent alors il fait barrage mais ne riposte que pour se défendre que pour faire enrager l'autre.
Pour qu'il se lâche pour qu'il sorte des limites.
Il plie le garçon, il a mal, le bras tordu, à genoux, vaincu.
Son autre main posée sur le sol. Il allait rendre les armes mais une phrase, encore des mots et pas n'importe lesquels.
Une malédiction en cette nuit, en ce moment.
Alors sa main libre se crispe, se serrant sur un caillou.
Telle une anguille, il allait se torde à s'en démettre l'épaule, il allait lui claquer la pierre en plein visage et lui faire ravaler ses mots, il allait... pris d'une rage sans borgne, pris d'une colère sans commune mesure.
Grognant tel un animal sauvage. Et quitte à en mourir lui-même, il allait tout faire pour le tuer.

Serrant la pierre dans sa main libre...
Levant son regard noisette sur l'entrée de la cabane, il sait ce qu'il s'y trouve. Et au moment où il allait faire l'anguille, une voix claqua dans le silence.


Vrine'winith !
(Arrête !)

Une ombre sortie des bois alors que le garçon posa ses yeux sur elle.
La surprise permettant au garçon de se défaire de l'emprise du brun.


Doer
(Viens)

Il se leva, titubant sous la douleur des coups reçus et s'approcha de sa maitresse, posant un genou à terre à ses cotés. La brume se reporta sur le brun. Visage de marbre.

Est-ce ça que ce que tu es ?
Orgueil et mépris ?
Au point de maudire, trop aveuglé que tu as été par cette fierté de mâle, pour te rendre compte qu'il la protège avant toute chose et surtout de toi ?


Silence, la silhouette noire fixant toujours le chasseur. La pâte faisant toujours effet.

N'est-elle qu'une chose que tu dois posséder ?
Est-ce cet homme là que tu es ?


Posant sa main sur l'épaule du garçon, celui-ci se releva. Inspirant profondément, calmant la colère qui était montée d'un coup. Avançant de nouveau vers le brun, tel un boxeur sortant de son coin, et se replaçant entre la cabane et le chasseur. Affaiblit, mais prêt à de nouveau encaisser et se battre s'il faut. Se campant de nouveau sur ses appuis, pliant genoux, ses yeux rivés sur le visage de celui qui lui fait face.

Souviens toi ce que je t'ai demandé.
Trouve celui que tu es, regarde toi. Regarde ce reflet, regarde ce que tu as fait. Regarde ta déchéance, regarde ton mépris, regarde ce à quoi ton orgueil te pousse, regarde toi... aveugle que tu es.
Fais face au résultat de ta bassesse. Toi qui croit qu'une autre peu t'appartenir telle une chose.


Elle se tut et un cri de rage raisonna à nouveau. Le garçon étant repartit à l'assaut, non pour faire mal mais pour bousculer son adversaire et le faire reculer, le faire s'éloigner de celle qu'il protège.
Enserrant sa taille, poussant sur ses appuis, le faisant reculer encore et encore, jusqu'à ce qu'il trébuche et tombe.
Se relevant aussi vite que possible. Le garçon reprit sa place, de nouveau sur ses appuis et attendit que le chasseur se relève.
L'ombre ayant disparu.

Paul

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Re: Une nuit pas comme les autres

Message par Guilllaume le Lun 17 Sep - 9:24

La surprise le clou sur place, il ne bouge plus, laissant l’ennemi s’échapper. Mais, il est bouche bée le vagabond et il écoute cette voix, sortie de nulle part. La colère l’a emportée une nouvelle fois mais elle n’était pas là pour le tempérer, pour l’apaiser, comme elle sait si bien le faire.

C’est une attention toute particulière qu’il porta à l’ombre, cette voix qu’il connait mais qu’il est incapable de replacer dans son contexte. Il ne s’en rend pas compte, mais plus elle progresse dans son monologue et plus il en a les larmes qui coulent.

Il n’est pas ça, il ne l’est plus ..

Il inspire un bon coup et expire d’un coup sec, recevant le gamin sur lui. Mais il ne riposte pas le vagabond, il le laisse faire à en tomber et il reste là, assis par terre, le cerveau en ébullition. Se demandant pourquoi. Pourquoi une telle réaction .. il aurait du se contrôler, pour elle, pour eux. Sa jalousie l’a emporté, habituellement, il arrive à se maitriser, un peu … Mais cette fois, il n’a pas pu.

Il regarde le gamin, les yeux déjà secs, il inspire de nouveau, contractant ses muscles, sentant la colère de la provocation remonter. Et il ferme les yeux et repense à ce mois d’octobre, à ce qu’il est et l’émotion remonte. Puis il se relève, fixant attentivement « le gardien ». Il avance vers la cible et plus il avance et plus il lève les bras, en signe de non combat. Il se méfie quand même, il ne faudrait pas qu’il se prenne un coup mal placé. Pas maintenant ..

Et quand il arrive face à l’enfant, le brun s’arrête, et pose un genou à terre, il fixe son ex concurrent et fini par baisser la tête. Posant à côté de lui le masque qu’il porte, la corne cassée vers l’extérieur. Et il regarde de nouveau le garçon, sans un mot, juste un air qui veut dire merci. Laissant un instant planer le silence au dessus d’eux. Il reste vigilant, prêt à reculer au moindre mouvement agressif, et il inspire une nouvelle fois avant de s’exprimer encore.


Voilà ce que je suis. Je suis Guillaume du Bivoac, et j’ai besoin d’elle dans ma vie, comme elle a besoin de moi. Je suis et serai toujours là pour l’épauler et la protéger.
Elle est ma vie, mon cœur, mon sang, elle coule en moi et sans elle, je ne suis qu’un homme …


Puis il se relève, doucement, inspirant de nouveau. Se postant devant l’entrée, patientant, l’envie le dévorant de la rejoindre, de la consoler, de la rassurer, de faire en sorte qu’elle ne hurle plus jamais de la sorte.

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Re: Une nuit pas comme les autres

Message par Paul le Lun 17 Sep - 10:09

Il respirait lourdement le garçon, parce que malgré l'endurance qu'il a, il a quand même bien prit et pas qu'un peu. Serrant les poings quand le chasseur se relève, il est prêt à se lancer contre lui pour le repousser encore une fois.
Sauf que cette fois-ci ce n'est pas en conquérant qu'il vient, ni en maitre, ni en possesseur d'une chose.
Le gardien se redresse, poings toujours serrés à s'en faire péter les phalanges, ses yeux noisettes braqués sur le visage dénudé. Il respire difficilement, trempé de sueur, sale d'avoir combattu au sol.
Il reste silencieux, un long moment immobile, puis lentement, il s'accroupit, reprenant le masque au sol et le replaçant délicatement sur le visage du brun.

Les effets de la pâte sont toujours aussi actifs, les laissant dans un monde en suspend où le temps est différent et où c'est le moment de tous les possibles.
Où l'esprit cogite à mille à l'heure. Où les hallucinations envahissent la réalité.
Où on ne sait pas si on rêve, si on est éveillé. Où on a l'impression d'être entre deux réalités.
Loin d'être désagréable quand on est en phase avec soi-même, au contraire, la pâte rend presque euphorique, puissant, capable de tout et surtout, infatigable.

Replaçant correctement le masque, le gardien se leva et se décala, laissant le chemin libre au chasseur pour retrouver cet autre qui fait de lui celui qu'il est vraiment.
Rejoignant l'ombre du bois, disparaissant.

Paul

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Re: Une nuit pas comme les autres

Message par Maelia D'Vlaanderen le Lun 17 Sep - 21:48

Elle s'était endormie, malgré tout le bruit qu'il y avait dehors.
Elle entendit quand même la voix féminine.
Elle fronça les sourcils dans son sommeil.
Comment pouvait-elle penser ça de Guillaume?
Puis cette pâte qui fait voir et ressentir des choses bizarres.

Elle avait si chaud, les vapeurs n'arrangeaient rien à son état.
Elle voulait dormir, se lover dans un trou et ne plus ouvrir les yeux.
D'un autre coté elle voudrait lutter pour le voir.
Elle veut qu'il réussisse, elle sait qu'il réussira.

Puis un flash. Paul !!
Paul le jeune garçon qui était là pour la protéger.
Il était là depuis toujours pour la protéger peut être..
C'était un signe la première fois qu'ils s'étaient rentrés dedans. Peut être!!

Où s'arrête l'euphorie? La plénitude?
Où commence la réalité dans tout ça?

Son brun resurgit.
Le prendre dans ses bras, l'embrasser, le serrer fort, le caresser.
C'est pour lui qu'elle lutte contre tous les autres qu'elle ne veut plus.

Son passé est à présent derrière elle.
Elle sera à lui et lui sera fidèle.
C'est ainsi..

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Re: Une nuit pas comme les autres

Message par Guilllaume le Mar 18 Sep - 2:57

Il était passé, il avait réussi, enfin …
Ce ne fut pas simple et il avait fallu que le brun se remette en question, qu’il laisse échapper ce qu’il avait pensé au début, ce qui l’avait fait réagir telle une brute sans cervelle. Il était bien meilleur que ça, mais il n’y avait pas pensé de suite. Il lui avait fallu prendre une raclée, non pas physique, parce qu’au final il s’en sortait bien, mais bien psychologique.

Quand le gardien lui céda la place, il le regarda partir, sans un mot toujours, laissant un silence pesant s’installer. Puis, il regarde la porte de la cabane et il sait que de l’autre côté, il y a sa moitié, son autre. Celle qu’il aime .. Mais il se souvient aussi que demain, ils doivent se marier et que pour une raison, une tradition qu’il n’a pas saisie, il n’a pas le droit de la voir avant son entrée dans la cathédrale.

Du coup, il hésite … elle a besoin de lui et son cœur se serre en se rappelant du cri qu’elle a poussé, il ne réfléchit pas une seconde de plus, et entre dans la pièce. Les mêmes vapeurs que celles qu’il a inhalées avant de partir. Il inspire un coup et il se détend, il sent son odeur dans la pièce. Il plisse les yeux, s’habituant à la pénombre, puis il la distingue dans la brume, elle est allongée, elle semble apaisée, comme endormie. Alors, il se met à genou à côté d’elle, la frolant de la main, sans oser la toucher. Déjà qu’il n’a pas le droit de la voir.

Et il se rend compte qu’elle a les mains liées, il grogne doucement de la voir entravée et se dépêche de dénouer les liens qui la maintiennent.

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Re: Une nuit pas comme les autres

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